L’Unesco le regrette et prie instamment l’Etat-partie d’accélérer leur mise en œuvre. Là encore, le comité de l’Unesco pose un ultimatum en demandant à l’Etat, un rapport d’avancement d’ici le 1er février 2020 et un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés d’ici le 1er décembre 2020, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2021.
Pour la ville des Signares, l’Unesco relève quelques motifs de satisfaction concernent notamment l’amélioration de la gouvernance et la gestion de l’ile, la réalisation d’un inventaire des bâtiments en péril, qui se poursuivra en 2019 pour le patrimoine privé, l’élaboration d’un Plan d’action prioritaire de réhabilitation triennal de sauvegarde d’urgence de Saint-Louis et la mise en place d’un Fonds d’urgence pour la sauvegarde du patrimoine architectural de Saint-Louis, la création d’un programme intégré de gestion du littoral sénégalais.
L’Unesco rappelle également à l’Etat, l’importance de lui soumettre dans les plus brefs délais la documentation sur tous les projets de grande envergure, et l’invite à informer le comité, par l’intermédiaire du Centre du patrimoine mondial, de tout projet de restauration importante ou de nouveaux projets de construction qui pourraient affecter la valeur universelle exceptionnelle (Vue) du bien avant de prendre toute décision difficilement réversible. Il s’agit notamment de l’aménagement de la Grande mosquée, la réhabilitation de la Cathédrale et la requalification et les réaménagements des places Faidherbe et Pointe-à-Pitre, des quais et des berges.
L’Unesco recommande au Sénégal d’élaborer «une stratégie de mobilisation de fonds intégrant des données chiffrées en matière de besoins financiers dans le cadre de l’inventaire des bâtiments en péril, pour assurer le fonctionnement efficace du Fonds d’urgence pour la sauvegarde du patrimoine architectural de Saint-Louis, et d’accorder une plus grande visibilité à ce Fonds afin d’attirer des contributions des secteurs public et privé». Dernière recommandation, la réalisation de la Maison du patrimoine avec un gestionnaire et une cellule dédiée à tous les aspects de la gestion.
LE QUOTIDIEN