Le dernier rapport d’Afro baromètre en collaboration avec Transparency international, sur la perception de la corruption, met la police nationale au-devant de la scène. Selon le document, 29% des personnes interrogées pensent que la corruption est très présente dans la police nationale.
« En tout cas, ce n’est pas des policiers qui ont été interrogés. La police n’a pas voix au chapitre, parce que frappée par l’obligation de réserve. Les policiers n’ont pas le droit d’aller sur la place publique pour se défendre. Et personne ne le fait à leur place. L’Etat qui devait les défendre ne le fait pas. Il accepte tout ce que ces organisations disent. Parce qu’il faudrait d’abord qu’elles nous disent : « vous êtes malades », pour que l’Etat leur demande en retour de quoi acheter des médicaments », peste cet ancien colonel joint par « Seneweb » et qui requiert l’anonymat.
Pour lui, pas question de chercher midi à quatorze heures. La racine du mal, réside dans nos mœurs.
« Nous savons tous que la corruption existe chez nous. C’est un phénomène sociétal. Dans notre manière de vivre, il est permis de donner de l’argent à quelqu’un, sous prétexte qu’on le remercie parce qu’il a fait quelque chose pour nous. Maintenant, si on le définit comme étant une infraction pénale, je me demande quel est le secteur d’activités au Sénégal qui n’est pas gangréné par cela. Ce qui se passe partout, tout le monde le voit. Mais c’est tellement facile d’indexer le policier parce que c’est lui qui est dans la rue », peste l’ancien policier.
Mais il faudrait bien une explication à ce qui se passe sur les routes sénégalaises.
« Prenons l’exemple de ce qui se passe sur la route. Le corrupteur c’est l’automobiliste, le corrompu c’est le policier, mais qui a entamé l’action ?
Est-ce-que c’est le policier, qui a ouvert la brèche en confisquant et en convoquant l’automobiliste ?
Ou est-ce-que c’est l’automobiliste, qui sachant qu’il a commis une infraction, se dit tout de suite, je dois donner de l’argent ? », S’interroge l’ancien colonel.
Il conclut : « le policier est recruté à partir de 21 ans, il a déjà fini de se forger un caractère. Personne ne peut vous changer à cet âge. On peut juste vous donner une formation de policier. Vous recrutez un policier, vous le trouvez dans la société avec l’esprit de corruption. Avant d’être policier, il a peut-être, déjà corrompu pour avoir un certificat d'études primaires, ou bien pour avoir un casier judiciaire pour faire le concours d’entrée à la police. Quand il devient policier, peut-être qu’on va le corrompre, et c’est un citoyen qui le fera ».
SENEWEB
« En tout cas, ce n’est pas des policiers qui ont été interrogés. La police n’a pas voix au chapitre, parce que frappée par l’obligation de réserve. Les policiers n’ont pas le droit d’aller sur la place publique pour se défendre. Et personne ne le fait à leur place. L’Etat qui devait les défendre ne le fait pas. Il accepte tout ce que ces organisations disent. Parce qu’il faudrait d’abord qu’elles nous disent : « vous êtes malades », pour que l’Etat leur demande en retour de quoi acheter des médicaments », peste cet ancien colonel joint par « Seneweb » et qui requiert l’anonymat.
Pour lui, pas question de chercher midi à quatorze heures. La racine du mal, réside dans nos mœurs.
« Nous savons tous que la corruption existe chez nous. C’est un phénomène sociétal. Dans notre manière de vivre, il est permis de donner de l’argent à quelqu’un, sous prétexte qu’on le remercie parce qu’il a fait quelque chose pour nous. Maintenant, si on le définit comme étant une infraction pénale, je me demande quel est le secteur d’activités au Sénégal qui n’est pas gangréné par cela. Ce qui se passe partout, tout le monde le voit. Mais c’est tellement facile d’indexer le policier parce que c’est lui qui est dans la rue », peste l’ancien policier.
Mais il faudrait bien une explication à ce qui se passe sur les routes sénégalaises.
« Prenons l’exemple de ce qui se passe sur la route. Le corrupteur c’est l’automobiliste, le corrompu c’est le policier, mais qui a entamé l’action ?
Est-ce-que c’est le policier, qui a ouvert la brèche en confisquant et en convoquant l’automobiliste ?
Ou est-ce-que c’est l’automobiliste, qui sachant qu’il a commis une infraction, se dit tout de suite, je dois donner de l’argent ? », S’interroge l’ancien colonel.
Il conclut : « le policier est recruté à partir de 21 ans, il a déjà fini de se forger un caractère. Personne ne peut vous changer à cet âge. On peut juste vous donner une formation de policier. Vous recrutez un policier, vous le trouvez dans la société avec l’esprit de corruption. Avant d’être policier, il a peut-être, déjà corrompu pour avoir un certificat d'études primaires, ou bien pour avoir un casier judiciaire pour faire le concours d’entrée à la police. Quand il devient policier, peut-être qu’on va le corrompre, et c’est un citoyen qui le fera ».
SENEWEB